Extrait de la newsletter n°19 - juin 2015

REPRESENTATIVITE SYNDICALE : QUESTION D'URGENCE

 

 

 

 

 

REPRESENTATIVITE SYNDICALE : QUESTION D'URGENCE

 

Sous la menace proche d’une enquête de représentativité, le rapprochement entre syndicats s’impose à bref délai.

Mais ce rapprochement ne saurait être réalisé dans n’importe quelles conditions.

Rappelons que la CNA hier CSA a été durant les années passées et demeure aujourd’hui le fer de lance de toutes les innovations et adaptations à l’évolution de notre profession.

Sa neutralité, son absence de sectarisme  politique ou catégoriel répondaient et répondent toujours à l’attente profonde de tous types d’activité et de structure professionnelle sans exclusive.

Sa profession de foi : préservation de la LIBERTE des avocats face à toutes tentatives d’atteintes par des lobbies politiciens, d’argent ou  par une volonté de subordination de quelconques natures.

La CNA entend préserver les avocats par la pratique d’un corporatisme de noble facture dans l’esprit de protection des usagers du droit contre toute réduction de leurs domaines de compétence et de faculté d’intervention dans les prétoires et hors prétoires.

Elle plaide avec force urbi et orbi, aux seins de nos institutions  et auprès des instances politiques contre toutes captations des zones juridiques réservées par essence même aux avocats, par des non juristes et des associations irresponsables.

Elle prône l’assistance obligatoire d’un avocat dans les procédures alternatives et devant toutes juridictions pour éviter des pressions dommageables sur le justiciable.

Elle défend l’équilibre économique - garant de liberté - des cabinets mis en danger par une lourde fiscalité, des textes scélérats imposés par le gouvernement, une indemnisation étique scandaleuse des services rendus par les avocats à l’institution judiciaire dans un esprit de solidarité, propres à favoriser l’accès au droit pour les plus démunis.

Il en résulte qu’une approche intersyndicale ne saurait être envisagée sans la certitude que le partenaire entende respecter notre philosophie.

Le choix du partenaire dépend de l’adoption sans réserve par celui-ci de notre appréhension de la profession, et son apport devra nécessairement s’inscrire dans le prolongement des principes que dessus déclinés et dans leur esprit.

Il ne saurait être question d’un mariage approximatif d’opportunité mais d’une fusion intellectuelle sans arrières pensées guidées par des ambitions personnelles.

Quant au cadre juridique de ce rapprochement, il peut revêtir la forme d’une Confédération préservant l’identité de chacun pour des raisons d’influence autour d’un programme commun d’action et ce au niveau de toutes les institutions professionnelles.

Ce n’est qu’à ces conditions impératives que les syndicats doivent aborder la phase de négociation pour faire face à l’obligation de représentativité syndicale.

 

Paris le 17 juin 2015

Jean de CESSEAU
Président d’honneur de la CNA
Président du CNAE
Président de l’ADDSA